Travailler à l’étranger, pourquoi pas ? Que vous soyez étudiant ou salarié, il y a mille et une façons de partir pour une expérience à l’international. Tous les pros vous le diront, le plus important, c’est de bien préparer son départ et surtout, de se poser les bonnes questions.
Id mag vous donne quelques clés sur le sujet.
Dans quel zone géographique je souhaite partir ?
Londres, Pékin, ou Montréal ? Le choix de votre destination doit se faire en fonction de vos envies, certes, mais aussi des possibilités « techniques ». Partir en Europe est souvent plus simple. Vous disposez d’une agence européenne de l’emploi pour vous aider dans vos recherches (Faire un lien : le réseau Eures, vous pouvez travailler dans n’importe quel pays de l’Espace économique européen, il existe aussi de nombreuses conventions qui permettent de maintenir les droits à la Sécurité Sociale, à la retraite, et parfois les indemnités chômage …
Pour ceux qui souhaitent changer de continent, chaque pays dispose de ses propres règles en matière d’expatriation et d’immigration économique. A vous de vous renseigner sur les formalités administratives et les conditions à remplir.
Comment trouver un emploi sur place ?
S’il est tentant de débarquer dans un pays et de chercher un emploi sur place, cette solution n’est pas forcément la plus judicieuse. Cela fonctionne bien pour des petits jobs qui permettent de se faire une première expérience. Mais pour des emplois plus qualifiés, il faudra effectuer les démarches depuis la France. L’idéal étant de faire un premier voyage « de découverte » afin de prendre des contacts et de se présenter à d’éventuels employeurs.
Suis-je prêt à tenter l’expérience ?
Que ce soit pour 6 mois ou plusieurs années, vivre à l’étranger est une expérience professionnelle autant que personnelle. S’adapter à une autre culture, prendre de nouveaux repères et quitter son environnement familier. A prendre en considération avant de partir, surtout si vous embarquez toute votre famille dans l’aventure.
Pour bien se préparer, une adresse incontournable : les Espace Emploi International. Implantés sur tout le territoire, vous trouverez dans ces lieux de la documentation, des conseillers, des sessions d’information sur des pays …
Autre site intéressant, celui de la Maison des Français à l’étranger
Pour trouver un emploi en Europe, l’indispensable réseau Eures
Le Volontariat International en Entreprise
Destiné principalement aux étudiants, jeunes diplômés, ou chercheurs d’emploi, de 18 à 28 ans, le VIE est un moyen intéressant pour une première expérience à l’international. Il permet à des jeunes d’effectuer une mission à l’étranger d’une durée de 6 à 24 mois, tout en étant rémunéré. Ce dispositif est géré par Ubifrance, qui s’occupe du suivi des dossiers, de l’encadrement administratif et de la prise en charge financière.
Ce statut présente de nombreux avantages, pour l’entreprise comme pour le volontaire.
Pour une entreprise, PMI ou PME qui prospecte à l’étranger, embaucher un VIE coûte moins cher qu’un expatrié. Le délai de traitement d’une demande est d’environ deux mois (entre l’obtention de l’agrément et la recherche du candidat). Le volontaire peut exercer sur un ou plusieurs pays d’une même zone géographique, effectuer une partie de sa mission en France, rentrer plus tôt si cela est nécessaire. A noter que c’est Ubifrance qui assure la gestion administrative et juridique du V.I.E (contrat, rémunération, protection sociale). Toutes les informations nécessaires sont disponibles sur son site
Pour des jeunes qui souhaitent travailler à l’étranger, le VIE permet de partir dans un cadre sécurisé et bien défini. Sur place, le volontaire est rémunéré (entre 1 100 € et 2 900 € nets par mois), il conserve sa couverture sociale (Sécurité sociale, retraite …) et est placé sous la tutelle de l’Ambassade de France.
Pour participer au programme, il faut déposer son CV sur le site Civiweb, ou consulter les offres pour trouver un employeur. Il y a des offres dans tous les secteurs, mais les métiers les plus recherchés sont commerciaux, techniciens et informaticiens.
Depuis le lancement du programme, 15 000 VIE sont partis. 75 % d’entre eux ont été embauchés à l’issue de leur mission. L’objectif est maintenant de doubler le nombre de VIE en poste à l’étranger d’ici deux ans.