Durant la coupe du monde de rugby ou dans les stades, impossible de ne pas les voir, ces supporters maquillés aux couleurs de leur équipe. Et si, pour leur faciliter la vie, on créait un crayon de maquillage prêt à l’emploi, prêt à déposer des lignes bleu-blanc-rouge sur les joues ? Cette idée, simple, mais efficace, Pierre Maillé l’a eu il y a plus de 10 ans.
A l’époque, il est informaticien dans une start-up et n’a pas le temps de se consacrer à un tel projet. Pendant quelques années, cette idée folle lui trotte dans la tête. Le cap de la quarantaine aidant, il décide de se jeter à l’eau, quitte son poste et se donne un an pour savoir si cette idée a un avenir économique.
Le plan de bataille est lancé : études de marché, prospection, enquêtes, rencontre avec des professionnels, avec des banquiers. Rapidement, une conclusion s’impose : personne n’a déposé de brevet pour un crayon de maquillage multilignes, et pourtant, la demande existe.
Parallèlement, notre inventeur se rend compte que le lancement d’un tel produit nécessite des investissements lourds en terme de recherche et de production. Sa rencontre avec Alkos Cosmétiques, un professionnel du crayon de maquillage, qui croit en son projet, sera décisive. L’industriel prend à sa charge les frais de développement et la fabrication, en échange, Pierre Maillé lui accorde l’exclusivité de la production du Fanbrush.
L’affaire est lancée en 2004, et rapidement, le concept fait ses preuves. Les contrats se multiplient, avec des fédérations sportives, de grandes marques, des clubs de foot, des collectivités locales…
En 2007, le cap du million de Fanbrush vendus est atteint. Prochain objectif : attaquer le marché américain et être présent à Pékin pour les JO de 2008.