Emploi : la bonne nouvelle, plus de créations que de destructions en 2014 !

ACTUALITÉ  |
1 juin 2015

 

Les créations d'emplois ont été supérieures aux destructions en 2014 pour la première fois depuis 2012, selon une étude du groupe France Industrie & Emploi, publiée le 28 mai 2015. Parmi les régions les mieux placées : l'Ile-de-France, Rhône-Alpes, Pays de la Loire et Nord-Pas-de-Calais.

 

  Pour la première fois depuis 2012, l'an dernier le nombre de création d'emplois a été supérieur au nombre de destructions en France, avec un solde positif de 16.223. C'est ce qu'annonce France Industrie & Emploi (FIE) dans une étude publiée le 28 mai 2015. Au total, le nombre de destructions d'emplois a reculé de 18,7% (- 55.655), alors que les créations d'emplois ont augmenté de 34% (+ 71.878). "Le regard que l'on peut légitimement porter sur 2014 apparaît sensiblement plus optimiste qu'il ne l'a jamais été depuis la crise de 2008," assure Michel Ghetti, président du groupe FIE dans un communiqué du 28 mai. 
Ce sont les services aux entreprises qui tirent principalement les créations d'emplois. Ils représentent 54% des emplois programmés. Autres facteurs : l'impact des start-up et du numérique dans l'économie des territoires, et les projets commerciaux de plus en plus structurants pour les territoires, avec une moyenne de 252 emplois créés par projet.

 

  En revanche, l'étude insiste sur le nombre croissant des fermetures et des liquidations judiciaires, qui augmente de 47 points par rapport à 2013.
La région Ile-de-France arrive en tête, à la fois pour les créations et les destructions d'emplois (respectivement 19.851 et 9.251). Rapportés à la population active, les régions les plus touchées par les pertes d'emplois sont celles du quart nord-est : Picardie (2.687), Champagne-Ardenne (2.202), Alsace (2.861), Franche-Comté (1.530), et les régions les plus industrialisées, comme en 2013 (Haute-Normandie, Poitou-Charentes…).
A l'inverse, les cinq régions qui, hors Ile-de-France, ont créé le plus d'emplois en 2014 sont Rhône-Alpes (5.799), Pays de la Loire (5.631), Nord-Pas-de-Calais (5.248), Midi-Pyrénées (4.972) et Provence-Alpes-Côte d'Azur (5.031).
Dans le détail, Rhône-Alpes et Paca compensent d'importantes pertes d'emplois dans l'industrie par l'implantation et le développement de projets de centres commerciaux et d'entreprises innovantes (le projet de Mall Nice-One pour la métropole de Nice, avec 500 emplois par exemple).

 

Le tissu dense de start-up du Nord-Pas-de-Calais

 

  Pour Midi-Pyrénées et les Pays de la Loire, ces bons chiffres s'expliquent par le dynamisme des filières industrielles structurées, et notamment de l'aéronautique, l'espace et la construction navale. "Néanmoins, entre 2013 et 2014, les Pays de la Loire ont davantage bénéficié d'une économie plus diversifiée (notamment les PMI sous-traitantes) que Midi-Pyrénées, région encore très dépendante de la filière aéronautique/espace", signale l'étude.
Quant au Nord-Pas-de-Calais, les créations d'emplois proviennent surtout du regain d'activités traditionnelles, comme la logistique ou la vente par correspondance (VPC), mais la région bénéficie aussi d'un tissu dense de start-up en croissance positionnées sur les filières d'excellence régionale (logistique, image, santé, VPC).

"La Bretagne avait intégré le TOP 5 en 2013, grâce à l'annonce d'un important projet créateur de plus de 400 emplois dans les TIC", précise FIE, qui indique aussi que l'Alsace a réussi à gagner huit places entre 2013 et 2014 en matière de créations d'emplois, grâce à la réalisation de plusieurs projets commerciaux d'envergure, dont Cora et Ikea, qui ont créé près de 800 emplois.
Côté départements, la situation est la même qu'en 2013, à savoir ceux où se situent les capitales régionales sont les plus créateurs d'emplois, comme Paris, Haute-Garonne, Loire-Atlantique, Bouches-du-Rhône et Nord.

 

  L'étude s'intéresse enfin aux conséquences de la mise en place des futures treize régions, prévoyant des déséquilibres et écarts de développement inévitables. "Parmi les sept nouvelles régions résultant d'une fusion, toutes, à l'exception des deux Normandie, sont pénalisées par une région en difficulté, ou qui n'a pas achevé sa mutation", détaille l'étude. En revanche, FIE estime que les fusions offrent un meilleur équilibre en matière de suppressions d'emplois. "Seule la super région Grand Est (Alsace, Lorraine et Champagne-Ardenne) se maintiendrait en tête des régions les plus destructrices d'emplois", signale le groupe.

 

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Emilie Zapalski - Localtis
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