Des entreprises veulent étendre les emplois d'avenir au "CDD d'insertion"

ACTUALITÉ  |
18 sep 2012

Cette avancée ne suffit pourtant pas à rassurer le Comité national des entreprises d'insertion (Cnei) qui, dans un communiqué du 14 septembre, affiche sa 'déception'. Le comité, regroupant 560 entreprises du secteur, demande en effet de rendre le contrat à durée déterminée d'insertion (CDDI) éliligible aux aides attribuées aux futurs emplois d'avenir. Le CDDI a été créé par la loi du 1er décembre 2008 sur le RSA. Le Cnei défendra une proposition d'amendement au Sénat où le projet de loi sera examiné à partir du 24 septembre. Une mesure qu'il qualifie de 'cohérente, juste et efficace, à impact budgétaire nul' et qui permettrait de recruter 1.000 jeunes dans les prochaines semaines et 4.000 équivalents temps pleins en 2013, assure-t-il.
Le Cnei propose une prise en charge à 75% du Smic. Ce qui correspond selon lui 'au seuil minimum de financement pour couvrir le coût de l'insertion (accompagnement socio professionnel, encadrement, moindre productivité, turn-over...) en entreprise d'insertion, soit 12 831euros/an'.

Le passage du texte à l'Assemblée a aussi été marqué par l'adoption d'un amendement prévoyant détendre les aides des emplois d'avenir aux CDD saisonniers à deux conditions pour les employeurs : qu'ils s'engagent à recruter le jeune sur trois contrats saisonniers successifs et que la durée totale des périodes travaillées ne soit pas inférieure à un an. Un amendement qui a suscité la colère des syndicats FO, CFDT et CGT pour qui ces emplois précaires ne peuvent être des emplois d'avenir. Cet amendement déposé par le PRG est amené à être 'retravaillé' a fait savoir le ministère du Travail.

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Michel Tendil sur Localtis.info
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