Hommes-femmes, des progrès mais toujours des inégalités
A quelques jours de la journée de la femme, l'INSEE vient de publier
son enquête 2008 "Regards sur la parité". Une étude qui confirme qu'à
tous les niveaux de la vie professionnelle, l'égalité hommes-femmes est
loin d'être la règle.
Les inégalités commencent dès le plus jeune âge. A l'école, les filles ont globalement de meilleurs résultats scolaires que les garçons et font plus souvent des études supérieures, mais elles continuent à investir les filières les moins porteuses en termes d'emplois (64% de filles en terminale économique et sociale, et 81% en littéraire). Elles vont plus souvent à l'université (59% des inscrits), et forment
le gros bataillon des instituts de formation des maîtres (IUFM) et des
écoles paramédicales et sociales. Les écoles de commerce connaissent en
revanche une situation plus équilibrée.
Du coup, les femmes sont ainsi particulièrement présentes dans le secteur de l'éducation, de la santé et de l'action sociale (75 % des emplois) ainsi que dans celui des services aux particuliers (61 %) alors qu'elles sont presque absentes du secteur de la construction et peu présentes dans l'industrie.
Au niveau du marché de l'emploi, les femmes sont davantage confrontées aux formes particulières d'emploi (contrat à durée déterminée, temps partiel…) et au chômage. Concernant le temps partiel, 30%des femmes salariées sont concernées, contre 6 % des hommes.
Côté salaire, l'égalité n'est toujours pas de mise. Pour les seuls salariés à temps complet, la disparité salariale entre hommes et femmes s'élève à 23%en 2005 et atteint même 29 % pour les cadres. Seul un poste d'encadrement sur quatre est occupé par une femme, ce qui représente néanmoins une amélioration de 4 points en 10 ans.
Conséquence logique, les femmes bénéficient de retraites plus faibles que celles des hommes. Bien sûr, cela est dû en partie aux interruptions de carrière pour élever les enfants, mais même parmi les salariés ayant validé une carrière complète, la pension de retraite de droit direct des femmes est en moyenne inférieure de 36 % à celle des hommes.
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