Nouvelles mesures pour l'emploi
A l'issue du sommet social du 18 février, Nicolas Sarkozy a dévoilé les mesures qu'il souhaite voir adoptées par le gouvernement ou négociées par les partenaires sociaux. Objectif : protéger les populations les plus fragilisées des conséquences sociales de la crise.
Avant d'annoncer les mesures sociales et fiscales qu'il a retenues, le président de la République a d'abord tenu à préciser qu'il ne rétablirait pas l'autorisation administrative de licenciement, pas plus qu'il n'augmenterait le Smic.
Mieux indemniser le chômage partiel. L'indemnisation du chômage partiel, récemment portée à 60% (au lieu de 50%), pourrait connaitre une nouvelle amélioration. Il pourrait ainsi être indemnisé à hauteur de 75% du salaire brut au niveau des branches ou des entreprises "par voie de conventions ad hoc avec l'État". Le gouvernement demandera à l'Unedic de répartir ce surcoût entre l'entreprise, l'État et l'assurance chômage. Par ailleurs, la formation professionnelle devra être mobilisée pour prévenir le chômage partiel ou l'accompagner. Enfin les banques seront sollicitées en vue de moduler les échéances des salariés au chômage partiel pour le remboursement de leurs emprunts immobiliers.
Un fonds d'investissement social pour former les salariés fragilisés. Nicolas Sarkozy a fait sienne la proposition formulée par la CFDT de créer un fonds d'investissement social. Ce fonds permettra d'assurer la formation de salariés en difficultés (demandeurs d'emploi, salariés au chômage partiel, salariés pas ou peu qualifiés) et bénéficiera d'un financement entre 2,5 et 3 milliards d'euros.
