Une lutte contre les discriminations "trop timide"
85 % des grandes entreprises se sont engagées contre les
discriminations mais le passage à l'acte reste beaucoup trop timide
notamment dans la gestion des carrières, souligne une étude de la Halde
publiée lundi.
Pour réaliser cette étude, la HALDE a questionné 251 entreprises. 194 entreprises ont répondu au
questionnaire et 238 entreprises ont nommé un correspondant.
85% ont signé un engagement contre les discriminations ou en faveur de
la diversité, 63% ont engagé concrètement une politique d’action contre
36% en 2006.
69% déclarent avoir négocié des accords en 2007 contre 43% en
2006 en majorité en faveur de la place des personnes handicapées et de
l’égalité professionnelle homme/femme.
L’âge fait plus rarement l’objet d’accords et n’est cité que par 12% des entreprises.
80% des entreprises déclarent mener des actions de diagnostic. 27
d’entre elles ont mené des tests de discrimination en 2007 contre 18 en
2006.
La Halde, à qui 50 % des plaintes adressées portent sur les
discriminations à l'emploi, remarque également que "le dialogue social
portant sur des accords généraux de lutte contre les discriminations
reste très en deçà des possibilités offertes par l'accord national sur
la diversité signé par les organisations patronales et syndicales".
Elle
remarque aussi que "les actions engagées restent encore parcellaires et
dispersées", 51 % des entreprises déclarant avoir mis en place "un
suivi et une évalutation des actions". Une proportion assez faible
compte tenu du fait que les 194 entreprises qui ont répondu au
questionnaire sont de grandes entreprises, a priori plus à même de
lutter contre les discriminations que les PME.
Si 80 % des
entreprises déclarent mener des actions de diagnostic et 88 % mener des
actions de formation (57 % en 2006), 54% reconnaissent cependant que
les résultats des diagnostics ne sont pas systématiquement pris en
compte.
Le rapport de la Halde souligne également que les actions
de prévention sur la gestion de carrière sont encore largement
insuffisantes.
En revanche, le domaine du recrutement fait preuve
d'avancées notables : quelque 80 % des entreprises disent avoir
sécurisé leur processus de recrutement, même si le recours au CV
anonyme reste peu fréquent.
La Halde préconise enfin que, "pour
aller plus loin", "l'implication des partenaires sociaux, la mise en
place d'un dialogue et de procédures de suivi constituent la prochaine
étape".
Source : AFP
Pour télécharger l'étude complète, rendez-vous sur le site de la Halde
