Initiatives.Tv, le portail vidéo de l'emploi et de l'économie régionale

Actualités

Un sommet sur l'emploi en janvier

Syndicats et patronat sont invités à trouver des solutions pour un fléau qui touche désormais 9,3% de la population active.

François Chérèque a fini par être entendu. Le secrétaire général de la CFDT réclamait depuis le 17 août la tenue d'un sommet social à l'Élysée «pour voir quelles mesures sont utiles à prendre dans notre pays pour soutenir la croissance, pour soutenir l'emploi, mais aussi permettre de réduire la dette». Cette réunion aura bien lieu mais après la trêve des confiseurs. «En janvier prochain, j'inviterai tous les partenaires sociaux à participer à un sommet sur l'emploi pour que chacun puisse apporter des solutions, faire des propositions, a annoncé jeudi soir le chef de l'État. Ce n'est pas parce qu'il y a une élection présidentielle qu'il faut attendre.»

 

La faute grave des 35 heures
Alors que le chômage est fortement ­reparti à la hausse - le nombre de chômeurs a progressé d'environ 150.000 sur cinq mois -, le président de la République juge que tout n'a pas été tenté pour venir à bout de ce fléau qui touche désormais 9,3% de la population active. «Quand on voit monter le chômage, on n'a pas le droit de dire qu'on n'y peut rien, même si tout ne dépend pas de nous», rappelle Nicolas Sarkozy, en écho à une déclaration de François Mitterrand, qui avait avoué, avant de quitter le pouvoir, avoir «tout tenté» sur ce dossier. «Nous avons le devoir de chercher toutes les solutions pour créer des emplois. La crise ne doit pas nous faire baisser les bras», poursuit le chef de l'État. Et ce, insiste-t-il, même si «à la fin il n'y a que la croissance qui viendra à bout du chômage de masse».

Il faudra, prévient-il, «se battre pied à pied» et «mobiliser toutes les intelligences, toutes les bonnes volontés». Et le président de promettre que, lors du sommet sur l'emploi, «il faudra avoir le courage d'affronter les grandes questions et de lever les tabous sur les freins à la compétitivité».

 

Pour Nicolas Sarkozy, la sortie de crise ne se fera que «par le travail et par l'effort». Il recueille ses premiers applaudissements en dénonçant à nouveau les 35 heures, qui, comme la retraite à 60 ans, ont été «une faute grave dont nous payons aujourd'hui lourdement les conséquences». «Ce n'est pas en choisissant une politique de partage du travail qui a échoué partout dans le monde que la France tirera le meilleur parti de ses ressources», martèle-t-il.

 

Pour autant, pas question de supprimer les allégements de cotisations, comme certains à droite l'imaginent, en échange de la sortie des 35 heures. Le président insiste plutôt, pour la troisième fois en un mois, sur la nécessité de financer la Sécu autrement que sur les seuls salaires. Pas question non plus de toucher au dispositif d'exonération fiscale et de charges des heures sup, dont la suppression est réclamée par tous les syndicats: «Dans le même temps que nous économisons, nous devons continuer d'encourager le travail et donc les heures supplémentaires.» François Chérèque est prévenu.



Source(s) : Marc Landré pour LeFigaro.fr

Tags : sommet-emploi | emploi | syndicat | patronat | fleau | francois-chereque | cfdt | chomage | demandeur-emploi | nombre-chomeurs


Imprimer cette actu Envoyer à un ami



Vidéos similaires :



Actualités similaires :

15/05/2012
Stabilité de l'activité de France initiative en 2011

11/05/2012
Pôle emploi prévoit 66.300 embauches de plus en 2012

03/05/2012
Les petits départements, premières victimes des destructions d'emplois

02/05/2012
Ressources Solidaires, le 1er site de l’emploi ESS devient gratuit !


Publicité

EDF PRO 2012

Voir toutes les offres d'emploi