Garde d’enfant : la solution du domicile
Les services à la personne offrent une alternative au manque de place en structures d'accueil, tout en bénéficiant des avantages fiscaux des services à la personne et d'un coup de pouce de la Caf.
« La crèche couvre environ 10 % des besoins de garde d'enfants en France », indique Marie-Pierre Le Breton, directrice du développement de l'offre et des partenariats à l'ANSP. On sait que notre pays souffre d'un manque de places en crèche, ce qui a incité le gouvernement à mettre le turbo dans ce domaine : il s'est engagé à créer 200 000 places supplémentaires d'ici à 2012, pour moitié en structures d'accueil collectif et pour moitié chez les assistantes maternelles.
Dans cette stratégie d'enrichissement de l'offre, la formule de la garde d'enfant à domicile a aussi toute sa place. La balle est dans le camp des particuliers, qui peuvent avoir recours à ce type de prestation entrant dans le champ des services à la personne. Avec tous les avantages qui en découlent, notamment sur la feuille d'impôt. « L'offre dans le secteur des services à la personne est protéiforme, tient à souligner Marie-Pierre Le Breton. Elle peut répondre à une demande occasionnelle ou permanente, elle peut être périphérique (aller chercher un enfant à la crèche ou à l'école) ou permettre à deux ou trois familles de partager le même intervenant. » (1)
Pour satisfaire la diversité de ces besoins exprimés par les familles, Marie-Pierre Le Breton
« voit se développer des réseaux nationaux spécialisés dans la petite enfance. » C'est le cas de Kinougarde, une branche du groupe Complétude, société spécialisée à l'origine dans le soutien scolaire et les cours particuliers à domicile. La garde d'enfants de 3 à 11 ans est pour elle « un nouveau relais de croissance », comme l'explique son président, Hervé Lecat. Il souligne aussi que l'intervention d'une entreprise de services à la personne apporte bien plus de « sécurité et de professionnalisme » qu'un étudiant recruté sous couvert de travail dissimulé. Lancé en avril 2010, Kinougarde couvre déjà la région parisienne et une douzaine de villes en province.
Kinougarde comptait 900 clients et autant d'intervenants à la rentrée. Un chiffre qui devrait grimper autour de 1 500 en cours de saison. Le réseau est du reste appelé à s'étoffer puisque quatre nouvelles ouvertures sont prévues en province, tandis que l'activité pourrait être étendue à la garde d'enfants de moins de 3 ans.
Le tissu associatif n'est pas en reste, à l'image de Côté Familles. Cette entité de l'Amsav intervient principalement sur Paris et dans les Hauts-de-Seine, soit comme prestataire, soit comme mandataire. Ses prestations vont de la garde à domicile aux sorties d'école ou de crèche, en passant par l'accompagnement à des activités extérieures. L'association insiste beaucoup sur la notion de qualité, aussi bien au niveau du service rendu que de la qualification de son personnel. "Nous sommes très stricts sur le recrutement, souligne Nadia Marchetti, directrice de Côté Familles. Nous mettons en avant l'expérience plutôt que le diplôme. Nos critères d'embauche : trois ans d'expérience au minimum et avoir quitté son poste depuis moins d'un an. La formation est un plus, mais nous pouvons aider un salarié dans sa démarche de validation des acquis de l'expérience (VAE). Le personnel, c'est en quelque sorte notre "matière première".
Côté Familles compte une centaine de salariés, moitié en prestataire, moitié en mandataire.
(1) On dénombre 3 776 organismes agréés de services à la personne proposant la garde d'enfants de moins de 3 ans, et 9 207 proposant la garde d'enfants de plus de 3 ans (source : nOva, août 2011).

Vidéos similaires :
Actualités similaires :
15/05/2012
Plus de 2.500 places d'accueil de la petite enfance financées par le plan...
11/05/2012
Personnes âgées : un décret précise les modalités de gestion des biens des...
10/05/2012
Mise en oeuvre de la revalorisation des aides à la garde pour les enfants de...
10/05/2012
La Commission des clauses abusives recense 22 irrégularités dans les contrats...